Garantie prolongée
Monday — April 27th, 2009

Garantie prolongée

“Cher client,
Vous trouverez ci-joint un remplacement pour la boite rouge défectueuse que vous avez acquise chez nous.”

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Fillion aussi, Fillion aussi !

Fillion aussi, Fillion aussi !

Doc Mailloux l’artisse

Doc Mailloux - l’artisse

Ça tombe de partout !

Je vous en dois, oh, une vingtaine ?
Aussi bien commencer tout de suite…

Ça tombe de partout !

Musique Chronique ~ Molly Johnson

Molly Johnson ~ If You Know Love

Suivant une proposition de découverte par Térez Montcalm l’an dernier (circa son dernier avec la reprise de Sweet Dreams de Eurythmics), j’étais tombé sur le premier album de Molly Johnson. Mis-à-part la délicate participation de Stéphane Grapelli, je n’en avais pas fait de cas à l’époque. Fast-Forward jusqu’en 2007, voici qu’avec If You Know Love elle refaçonne quelques vieux classiques comme Let’s do it et But Not for Me. La pièce Tonight à elle-seule vaut l’achat de la galette selon moi.

Notons l’usage qui est fait de l’orgue. En somme, du réchauffé ? Pas certain. l’album marque définitivement des points.

Viaducs et autres

Viaducs et autres
(juste un croquis – heul’ sait qu’c'est pas bin bô…)

Musique Chronique – Paul Simon

Paul Simon (Bonus Tracks)

En 2004, Warner Strategic Marketing, probablement chargée de servir du réchauffé à sa clientèle pour faire davantage d’argent sur le dos des gens qui avaient déjà acheté les huit-pistes et les trente-trois tours originaux, a fait fausse route en ne lui livrant pas uniquement que des séquences remasterisées. Les hippies qui ont survécu aux années soixante peuvent en effet se procurer aujourd’hui l’album éponyme Paul Simon, sur lequel se trouvent des enregistrements inédits (démo et prises secondaires).

Duncan est une splendide chanson triste. L’usine qui ferme en décembre, un hiver qui bat des records par l’intensité de son froid, des âmes qui s’éteignent avant leur heure… Si vous avez déjà fréquenté une communauté de travailleurs de pêche ou de foresterie, où la production fluctue constamment et où les employeurs vont et viennent en fonction de l’humeur du marché, le lyrisme de cette composition vous évoquera peut-être cette difficile réalité.

Tranche de vie : j’ai des souvenirs de mon père jouant ce morceau à la guitare pour m’endormir le soir quand j’avais autour de quatre ans. Il sifflait adroitement les passages dont il ne comprenait pas les paroles, plein de ressources qu’il est.

Les collectionneurs seront heureux d’apprendre que l’album Songbook, datant de 1965 et n’ayant pas été mis en marché en Amérique du nord à l’époque, a aussi été mis en vente au même moment. Vous trouverez sur les deux albums des versions inédites de, entre autres, I am a Rock, The Sound of Silence, et Me and Julio Down by The School Yard.

Musique Chronique – Tancrède

Tancrède

Avouez qu’il en a de la chance, d’être presque aussi beau que moi.

Dans la lignée des ex-mannequins au nom bizarre et au visage adorable ayant flirté brièvement avec la carrière d’avocat (on en connaît tellement), vous vous souviendrez de celui-ci : Auteur-compositeur-interprète de talent et pianiste de formation, le type est un hexagonais. Le rapprochement est facile à faire avec Gainsbourg, Montand et Barbara, mais je vous fais confiance pour évaluer l’originalité du choix des mots ainsi que la délicatesse des arrangements.

www.tancrede.com

LES AMOUREUX

Oh je me suis bien foutu d’eux
J’en ai bien ri des amoureux
Quand je les voyais s’embrasser
Des heures entières sans se lasser

Des heures entières la bouche pleine
À se donner bien de la peine
Pour ne pas trop être gênés
Par la rencontre de leurs nez

Je ris de les voir bouger
Quand au milieu de leurs bouchées
L’envie leur venait de mêler
Leurs regards à la démêlée

Et je riais à pleines dents
Devant les leurs se rentrer d’dans
Devant les leurs se rentrer d’dans

Ah je me suis bien foutu d’eux
J’en ai bien ri des amoureux
Quand je les entendais s’appeler
Par des grotesques sobriquets

Mon petit chat, mon chou, ma biche
Mon petit sucre doux, ma quiche
Bref des mots du vocabulaire
Animalier et culinaire

Je riais d’entendre leurs voix
Humides (?) et niaises à la fois
Une petite voix sucrée
Pour livrer des propos sacrés

Et je riais à grands fracas
En les voyant si délicats
En les voyant si délicats

Ah je me suis bien foutu d’eux
J’en ai bien ri des amoureux
Quand je les voyais se quitter
Pour une heure, une éternité

Appelle-moi, appelle vite
Oui, j’appellerai tout de suite
Et les voilà seuls et maussades
Après une ultime embrassade

Je riais de leur inquiétude
À penser que la solitude
Ouvre la porte largement
Aux tromperies et aux amants

Je ris à gorge déployée
Devant les leurs un peu serrées
Devant les leurs un peu serrées

Qu’ils veuillent bien me pardonner
Ceux dont je me suis tant moqué
J’étais qu’imbécile-heureux
J’étais pas encore amoureux

Maintenant je suis le premier
Pour les baisers longue durée
Et je ne dirai pas le surnom
Auquel aujourd’hui je répond

Qu’ils veuillent bien me pardonner
Ceux dont je me suis tant moqué
J’étais qu’imbécile-heureux
J’étais pas encore amoureux

Maintenant je suis le premier
De ceux dont on peut se moquer
De ceux dont on peut se moquer

Mon disque préféré ?

La question cruelle. C’est un peu comme demander à une mère lequel de ses enfants elle aime le plus. Se trouver dans un sous bois-garni de framboises… Choisir la lasagne maison trois-fromages, ou la tourtière du Lac ? Le Shan Li Sin de la dernière récolte, ou le Lung Ching ? Wilde, ou Allan Poe ? Tykwer, ou Arcand ?

Jazz : Baker, ou Armstrong ? Fitzgerald, ou Holiday ? O’Day, ou Lee ? Grapelli ? Miller, ou Krupa ? Tony Scott ? Les Double Six ? Arioli ?
Rock : Dave Matthews, Arcade Fire ou Patrick Watson ?
Chanson Française : Brel, Brassens, Gainsbourg, ou Montand ? Gréco ou Barbara ? Delerm ou Fersen ? Juliette Noureddine ?
Film : Galasso, Preisner, YoYoMa, ou Tiersen ?
“World” : Bashir, Garbarek, Gasparyan, McKennitt, ou Shankar ?
Soft : Ben Harper, Iron & Wine, ou Leonard Cohen ?
Électronique : Ramasutra, ou Thievery Corporation ? Nicolas Repac, Moby, ou DJ Champion ?
Ambiant/Progressif : Goldfrapp, ou Gotan Project ? Massive Attack, ou Arovane ?
Wainwrights : Martha ou Rufus ? Loudon ? Les McGarrigles ?
Icitte : Lapointe, Lhasa, Leloup, Moffatt ou Fringants ?
Non-catégorie : Gerrard & Perry, Björk ou Sigur Ros ?
Jay-Jay Johanson ? Tori Amos ? Kelly Joe Phelps ? Belle & Sebastian ? Madeleine Peyroux ?

PIS FAUDRAIT QUE JE CHOISISSE *UN* DISQUE ???
Cruauté n’a pas meilleure place.

Musique Chronique – VAS, Lisa Gerrard

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J’ai connu cette formation-ci par erreur : en effet, certains habitués de eBay savent qu’un album de VAS, In the Garden of Souls, pose régulièrement en tant que bootleg de Dead Can Dance. L’album plaira à qui aime les percussions et les voix qui donnent des frissons. Splendide musique pour le thé d’après-midi. *Slurp*.

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Je profite de la chronique pour attirer l’attention des gens sur le dernier opus de Lisa Gerrard, “The Silver Tree“. Très ambient, comme l’était “Immortal Memory“, la collaboration avec le britannique Patrick Cassidy. More of the same, semble-t-il, parceque sombre et lugubre, mais tout de même superbe. À noter que l’australienne a mis sur pied un intéressant programme de renouvellement de forêt : pour chaque copie de The Silver Tree vendue, un arbre sera planté. Vous trouverez également sur son site web nouvellement revampé l’information sur le documentaire de Clive Collier “Sanctuary” qui porte justement sur la dame aux cordes vocales d’extra-terrestre. Les artistes sombres et torturés se comprennent bien, font des petits, et nous fascinent par la même occasion.

Musique Chronique – Regina Spektor

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Regina Spektor, issue d’une famille russe d’amoureux de la musique, s’est installée dans le Bronx après avoir parcouru le monde (Italie et Autriche entre autres). Elle est selon moi de ces auteures-compositeurs-interprètes qui font avancer la musique par l’expérimentation et la promotion d’un style personnel, sans toutefois tomber dans le post-moderne difficile à écouter. Les initiés constateront sans doute les influences qu’ont eu Tori Amos et Fiona Apple sur sa musique. Côté voix, la sienne rappelle agréablement celle de Charlyn Marie Marshall (Cat Power). Les passages en français et en russe (et les mots carrément inventés) saupoudrés sur les partitions sont des épices bien choisies.

La demoiselle fait partie de la scène musicale depuis 2001, mais Begin to Hope sorti en 2006 procure une visibilité bien méritée. Je vous conseille de la découvrir avec la pièce Après mois, tiré de ce petit bijou. Si en découvrir davantage vous intéresse, je vous invite à faire une recherche pour la pièce Fidelity sur le site d’archivage de vidéos en-ligne qui a tant fait jaser cette année.