Funny, I was recently given taiwanese Ti Kuan Yin tea by two separate co-workers. About a year ago, another friend of mine actually sent me a pack of oolong tea while living abroad in Taiwan. Could this mean something? Should I go there and get tea myself?
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Vous parcourez présentement les archives des Chroniques du vert ours sous la catégorie 'Thé'
Lu Tung (790-835) est un obscur poète qui n’a pas laissé beaucoup de traces, probablement parcequ’il consacrait la majorité de son temps à « pratiquer » le thé. Sympathique gaillard… À ce sujet, voici un extrait de « Remerciements au censeur impérial Meng pour son présent de thé fraîchement cueilli. »
Le premier bol caresse mes lèvres et ma gorge
Le deuxième exile toute ma solitude
Le troisième dissipe la lourdeur de mon esprit
Affinant l’inspiration acquise par tous les livres que j’ai lus
Le quatrième chasse par mes pores la douleur des afflictions passées
Le cinquième purifie tous les éléments de mon être, ma chair et mes os
Le sixième me rend semblable aux immortels
Le septième est le dernier, il ne m’en faut boire davantage
À mon avis, les thés les plus fascinants en matière de goût sont ceux qui proviennent de Taiwan. Sur ma liste de préférés de tous les temps, on retrouve le Si Ji Chun, le Tung Ting, le Ti Kuan Yin et le Wen Shan Baoh Zhong — des variétés qui s’avèrent être des thés semi fermentés (bleu-vert/Oolong/Wulong, selon l’appelation). Une saveur florale véritablement surprenante, à des kilomètres du goût amer qu’on s’imagine lorsqu’est évoqué le goût du thé. On y revient assurément.En ce qui a trait à la façon d’utiliser les théières YiXing, nul besoin d’en posséder des centaines, une ou deux suffira selon vos goûts. Pour un thé avec un caractère particulier (pour ne pas dire curieux) comme le Pu-Erh (fermenté dix ans) et le Lapsang Souchong (fumé), je préfère utiliser une théière en porcelaine, qui ne se “souviendra” pas du goût. D’ailleurs, je me sers de ma théière en porcelaine pour l’infusion de tous les thés ; quand le mélange est prêt je le transfère dans les théières appropriées - ça permet de “geler” la qualité du thé et empêcher qu’il devienne trop amer si les feuilles sont laissées trop longtemps en contact avec l’eau chaude.
Le thé blanc VS thé vert VS thé fermenté VS thé noir, c’est simplement une façon de désigner la méthode qui a été utilisée pour le produire. Le thé blanc est simplement la feuille séchée ; le thé vert est séché et légèrement torréfié ; le thé fermenté, comme son nom l’indique, compte une fermentation en plus d’une torréfaction. Ça n’a donc pas grand chose à voir avec la couleur du thé.
Afin d’éviter de brûler les feuilles, et donc de gâcher le goût prévu pour vos papilles, il est bien de respecter une certaine température et un certain temps d’infusion. Des instructions en la matières sont habituellement remises lors de l’achat d’un sachet de thé de grande qualité, mais ça revient grosso-modo à ce qui suit :
blanc : 55-70 degrés
vert : 70-85 degrés
fermenté et noir : 85-95 degrés
À noter que l’eau qui bouille furieusement en tant que telle n’est pas souhaitée.
C’est là une de mes profondes passions, et formidable source d’inspiration. Vous voulez en savoir plus ? Cette maison-ci est l’endroit par excellence à mon avis. Et que dire du salon de thé qui s’y trouve, un paisible endroit à découvrir en solitaire avec un bon bouquin, et les cinq sens bien aiguisés.
Coqueluche relativement récente des japonais et des chinois, Ils ont surtout pour but de plaire aux yeux. Il s’agit souvent d’un thé au jasmin plutôt banal, dont les feuilles les plus longues sont attachées par une ficelle à une fleur de chrysanthème séchée. Le tout est “tressé” de façon à ce que le tout se déballe somptueusement au ralenti, pour découvrir la fleur cachée au centre.
Joli spectacle pour les yeux, il va sans dire. Je leur préfère toutefois les thés traditionnels. Au moment où j’écris ces mots, je déguste un excellent High Moutain, thé vert de Taiwan, qui n’est pas sans montrer des similitudes avec mes thés semi-fermentés préférés. Un ex-collègue à moi l’a ramené de Taiwan, et l’a généreusement partagé avec moi.
Dans la même veine (thés plutôt curieux), je recommande le Pu-Erh vieilli dix ans. Vives effluves de terre qui me rappellent les séances de rempotage de géraniums.
J’aime bien d’ailleurs inscrire dans un cahier les impressions des gens à qui je fais faire les dégustation. Ce que ça évoque est souvent très différent d’une personne à l’autre. Ça va de “fleurs de lotus confites” à “quenouilles et poteries et odeur de cuisine de ma tante granola, celle avec les chaises tressées avec de la paille” en passant par “vapeur d’eau du sortir de la douche” et “champignons et écorce de bouleau” sans oublier le classique “ça sent le foin”.
GUIDE DE L’AMATEUR DE THÉ - Montseren, Jean
Un superbe recueil qui renferme tout ce que vous devez savoir sur le thé, incluant des légendes aux contours fantastiques et aux saveurs magiques.
THE BOOK OF TEA - Okakura Kazuko
Un fascinant héritage du siècle dernier (littéralement) écrit en anglais par un japonais très allumé ; le thé étant ici un prétexte pour discuter des relations est-ouest. À lire.




