Informations sur les archives

Vous parcourez présentement les archives des Chroniques du vert ours sous la catégorie 'Musique'

La plus belle histoire d’amour

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La plus vibrante histoire d’amour est sans doute celle qu’a vécu Monique Andrée Serf avec son auditoire. Malgré une enfance et des expériences difficiles, elle a pu sublimer en beauté créatrice ce qui, chez n’importe quelle personne normalement constituée, se serait manifesté sous forme de destruction.

L’intemporelle intensité de sa voix, qu’il s’agisse d’interprétations ou de ses propres compositions, transcende avec chaleur toute forme d’instrumentation. Barbara charme ainsi avec résilience, et lègue son potentiel en héritage aux générations qui suivront.

 

 

Musique Chronique ~ Tori Amos, 1988 et 2007

Y Kant Tori Read Tori Amos - American Doll Posse

Rapprochement entre “American Doll Posse” et “Y Kant Tori Read”, anyone ?
Peut-être juste dans ma tête… J’en dis pas plusse.

Andrea Revel - Farewell Show

Goddess Andrea Revel will be giving a farewell show at La Sala Rossa this Wednesday, as it seems she is headed back to Calgary. The evening should not be missed by anyone who:

  • can handle such a breath-taking manifestation of musicity, grace and beauty at the same point in space and time;
  • would like to see not just one of these manifestations, since Amanda Mabro will also be performing on stage during the evening (new EP released);
  • enjoys great company and good beer.

Show is scheduled to take place at 9 PM.
La Sala Rossa: 4848 Saint-Laurent (near Saint-Joseph)

Hope to see you there!

The Musique Chronique Chart

J’ai connu à l’Espéranza/Cagibi la musique de Coco Rosie et celle de Taken by Trees. J’ai connu Paris Combo au Auprès de ma blonde sur Saint-Denis, et sans Google pour faire une recherche des paroles « mais que fait la NASA ? » je n’aurais pas pu savoir qui ils étaient puisque le barman, qui détestait ce qu’ils font, refusait obstinément de satisfaire ma soif d’informations. Et toc.

Au Café de l’apothicaire, Devandra Bernardt, Anthony Hegarty, Camille, Johnny Cash. Au salon de thé Cammelia-Sinensis : Thievery Corporation, Ravi Shankar, Maharaja, Liu Fang, Susheela Raman pour ne nommer que ceux qui me viennent à l’esprit. Aux derniers humains l’excellent Kelly Joe Phelps. Au Vices et versa, The Puppini Sisters. Dans un Renaud-Bray, Fredric Gary Comeau et Regina Spektor, main dans la main. Radiocanne, Arthur H, Susie Arioli, Alexis HK, Ramachandra Borcar, Nicolas Repac, Nathalie Matteau et Yves Desrosiers.

Je regarde la liste, à laquelle devrait logiquement s’annexer les découvertes créditées à des échanges de CDs avec des amis/collègues/connaissances, et je me sens presque un imposteur. Je n’ai rien inventé - mais justement, à ce que je sache personne n’invente rien dans ce domaine, exception faite des musiciens eux-même. Reste que tout le monde découvre. N’est-ce pas là un fabuleux parcours ?

Il m’amuserait de tenter de représenter graphiquement cet arbre de « Qui a découvert quoi grâce à qui/quoi/où/quand », une sorte de version musicale de la « charte » dans The L Word.

J’aimerais également étudier la question du momentum qui semble rendre impossible de retrouver exactement le passage donné qui avait tant marqué lorsqu’une musique a été entendue la première fois. Je suis prêt à parier qu’on parle ici de la même région du cerveau qui est incapable de ne pas traiter l’information perçue (éviter de lire un mot affiché, par exemple). Le sujet d’une soirée complète !

Musique Chronique ~ Israel Kamakawiwo’ole

Facing Future

“IZ” était un musicien hawaîen d’origine qui faisait au bas mot plusieurs centaines de kilos. Il a livré sur l’album Facing Future un splendide medley de Somewhere Over the Rainbow et de What a Wonderful World. À découvrir !

Musique Chronique ~ Nico

Express musical :

Nico était musicienne, actrice et mannequin. Née Christa Päffgen, elle a adopté le prénom du réalisateur Nico Papatakis. Name-dropping : elle a collaboré au cours de sa carrière avec les Warhol, Velvet Underground, Gainsbourg, Dylan. Elle a eu un fils avec Alain Delon.

D’abord héroïnomane, elle gagne le combat contre la drogue, pour finir la tête bêtement fracassée contre un trottoir (accident de vélo). Y’a des claques qui se perdent !

Musique Chronique ~ Molly Johnson

Molly Johnson ~ If You Know Love

Suivant une proposition de découverte par Térez Montcalm l’an dernier (circa son dernier avec la reprise de Sweet Dreams de Eurythmics), j’étais tombé sur le premier album de Molly Johnson. Mis-à-part la délicate participation de Stéphane Grapelli, je n’en avais pas fait de cas à l’époque. Fast-Forward jusqu’en 2007, voici qu’avec If You Know Love elle refaçonne quelques vieux classiques comme Let’s do it et But Not for Me. La pièce Tonight à elle-seule vaut l’achat de la galette selon moi.

Notons l’usage qui est fait de l’orgue. En somme, du réchauffé ? Pas certain. l’album marque définitivement des points.

Musique Chronique - Paul Simon

Paul Simon (Bonus Tracks)

En 2004, Warner Strategic Marketing, probablement chargée de servir du réchauffé à sa clientèle pour faire davantage d’argent sur le dos des gens qui avaient déjà acheté les huit-pistes et les trente-trois tours originaux, a fait fausse route en ne lui livrant pas uniquement que des séquences remasterisées. Les hippies qui ont survécu aux années soixante peuvent en effet se procurer aujourd’hui l’album éponyme Paul Simon, sur lequel se trouvent des enregistrements inédits (démo et prises secondaires).

Duncan est une splendide chanson triste. L’usine qui ferme en décembre, un hiver qui bat des records par l’intensité de son froid, des âmes qui s’éteignent avant leur heure… Si vous avez déjà fréquenté une communauté de travailleurs de pêche ou de foresterie, où la production fluctue constamment et où les employeurs vont et viennent en fonction de l’humeur du marché, le lyrisme de cette composition vous évoquera peut-être cette difficile réalité.

Tranche de vie : j’ai des souvenirs de mon père jouant ce morceau à la guitare pour m’endormir le soir quand j’avais autour de quatre ans. Il sifflait adroitement les passages dont il ne comprenait pas les paroles, plein de ressources qu’il est.

Les collectionneurs seront heureux d’apprendre que l’album Songbook, datant de 1965 et n’ayant pas été mis en marché en Amérique du nord à l’époque, a aussi été mis en vente au même moment. Vous trouverez sur les deux albums des versions inédites de, entre autres, I am a Rock, The Sound of Silence, et Me and Julio Down by The School Yard.

Musique Chronique - Tancrède

Tancrède

Avouez qu’il en a de la chance, d’être presque aussi beau que moi.

Dans la lignée des ex-mannequins au nom bizarre et au visage adorable ayant flirté brièvement avec la carrière d’avocat (on en connaît tellement), vous vous souviendrez de celui-ci : Auteur-compositeur-interprète de talent et pianiste de formation, le type est un hexagonais. Le rapprochement est facile à faire avec Gainsbourg, Montand et Barbara, mais je vous fais confiance pour évaluer l’originalité du choix des mots ainsi que la délicatesse des arrangements.

www.tancrede.com

LES AMOUREUX

Oh je me suis bien foutu d’eux
J’en ai bien ri des amoureux
Quand je les voyais s’embrasser
Des heures entières sans se lasser

Des heures entières la bouche pleine
À se donner bien de la peine
Pour ne pas trop être gênés
Par la rencontre de leurs nez

Je ris de les voir bouger
Quand au milieu de leurs bouchées
L’envie leur venait de mêler
Leurs regards à la démêlée

Et je riais à pleines dents
Devant les leurs se rentrer d’dans
Devant les leurs se rentrer d’dans

Ah je me suis bien foutu d’eux
J’en ai bien ri des amoureux
Quand je les entendais s’appeler
Par des grotesques sobriquets

Mon petit chat, mon chou, ma biche
Mon petit sucre doux, ma quiche
Bref des mots du vocabulaire
Animalier et culinaire

Je riais d’entendre leurs voix
Humides (?) et niaises à la fois
Une petite voix sucrée
Pour livrer des propos sacrés

Et je riais à grands fracas
En les voyant si délicats
En les voyant si délicats

Ah je me suis bien foutu d’eux
J’en ai bien ri des amoureux
Quand je les voyais se quitter
Pour une heure, une éternité

Appelle-moi, appelle vite
Oui, j’appellerai tout de suite
Et les voilà seuls et maussades
Après une ultime embrassade

Je riais de leur inquiétude
À penser que la solitude
Ouvre la porte largement
Aux tromperies et aux amants

Je ris à gorge déployée
Devant les leurs un peu serrées
Devant les leurs un peu serrées

Qu’ils veuillent bien me pardonner
Ceux dont je me suis tant moqué
J’étais qu’imbécile-heureux
J’étais pas encore amoureux

Maintenant je suis le premier
Pour les baisers longue durée
Et je ne dirai pas le surnom
Auquel aujourd’hui je répond

Qu’ils veuillent bien me pardonner
Ceux dont je me suis tant moqué
J’étais qu’imbécile-heureux
J’étais pas encore amoureux

Maintenant je suis le premier
De ceux dont on peut se moquer
De ceux dont on peut se moquer

Mon disque préféré ?

La question cruelle. C’est un peu comme demander à une mère lequel de ses enfants elle aime le plus. Se trouver dans un sous bois-garni de framboises… Choisir la lasagne maison trois-fromages, ou la tourtière du Lac ? Le Shan Li Sin de la dernière récolte, ou le Lung Ching ? Wilde, ou Allan Poe ? Tykwer, ou Arcand ?

Jazz : Baker, ou Armstrong ? Fitzgerald, ou Holiday ? O’Day, ou Lee ? Grapelli ? Miller, ou Krupa ? Tony Scott ? Les Double Six ? Arioli ?
Rock : Dave Matthews, Arcade Fire ou Patrick Watson ?
Chanson Française : Brel, Brassens, Gainsbourg, ou Montand ? Gréco ou Barbara ? Delerm ou Fersen ? Juliette Noureddine ?
Film : Galasso, Preisner, YoYoMa, ou Tiersen ?
“World” : Bashir, Garbarek, Gasparyan, McKennitt, ou Shankar ?
Soft : Ben Harper, Iron & Wine, ou Leonard Cohen ?
Électronique : Ramasutra, ou Thievery Corporation ? Nicolas Repac, Moby, ou DJ Champion ?
Ambiant/Progressif : Goldfrapp, ou Gotan Project ? Massive Attack, ou Arovane ?
Wainwrights : Martha ou Rufus ? Loudon ? Les McGarrigles ?
Icitte : Lapointe, Lhasa, Leloup, Moffatt ou Fringants ?
Non-catégorie : Gerrard & Perry, Björk ou Sigur Ros ?
Jay-Jay Johanson ? Tori Amos ? Kelly Joe Phelps ? Belle & Sebastian ? Madeleine Peyroux ?

PIS FAUDRAIT QUE JE CHOISISSE *UN* DISQUE ???
Cruauté n’a pas meilleure place.