Pendant que vous étiez occupé…

Pendant que vous vaquiez à vos occupations, que vous aviez la tête ailleurs, une femme remarquable s’est éteinte. Pendant que vous étiez aux prises avec des babioles, celles de tous les jours. Pendant que vous pensiez à autre chose — à votre horaire de la semaine, à une promotion, à des choses matérielles — une malade a silencieusement et irrémédiablement cessé de l’être.

Pendant que vous étiez insouciant probablement, pendant qu’une eau irremplaçable s’écoulait sous les ponts, pendant que cette ville imaginaire et assurément éphémère que vous tentez de bâtir à plusieurs se construisait avec des matériaux inégaux, une personne réelle a cessé de respirer. Pendant que s’égrenaient les particules comptées d’un sablier condamné, une de vos proches aurait peut-être aimé passer du temps en votre compagnie. Jamais vous ne le saurez avec certitude, car il est trop tard maintenant pour poser la question.

Les fleurs qui ne seront jamais offertes demeureront à jamais fanées au parterre de vos ambitions. La musique qui ne sera jamais partagée résonnera à jamais entre les cloisons de vos regrets. Les larmes qui sont versées en silence ne trouveront jamais compagnes plus amères.

^ 2 Comments...

  1. Peccadilles

    Je pleure avec toi cher ami, prends bien soin des tiens… et de toi.
    xxx

  2. bonhomme

    Y’a dé bouttes durs …
    Cé la vie qu’y'é faitte comme çà.
    Tu m’accompagnes partout …
    J’t'm
    xxx