Treize fois par jour
Les panneaux d’affichage trois couleurs du métro de Montréal ont cette étrange particularité qu’ils vous informent sur un paquet de sujets à votre insu. Tentez d’ailleurs l’expérience — essayez de fixer un autre endroit, tel l’espace qu’occupe le plancher entre vos pieds, ou l’horrible sac à main de votre voisine de transport en commun. Votre regard reviendra comme par magie se fixer sur l’écran.
Visuellement moche, devrais-je ajouter. Depuis le temps, je ne vois pas pourquoi nous, les membres de la couche prolétaire dont la culture se résume pour la plupart à l’influence des campagnes publicitaires sur ses habitudes de consommation ou aux émissions de téléréalité, n’aurions pas droit à une mise à jour de cette technologie.
Il faudrait que j’en parle à Réjean Tremblay.