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Vous parcourez présentement les archives des Chroniques du vert ours pour le Thursday 4 October 2007.

Cassetore en caleçons

Cassetore en caleçons

De la grammaire numérique

La permission que l’on a en tant qu’anglophone d’accorder les noms propres au pluriel targue les francophones d’une jalousie inavouée, j’en suis certain. À des titres comme Les Simpson ou Les Griffin, ne trouvez-vous point qu’il manque un petit quelque chose ? C’est un peu comme les mots composés : un pèse-personne, même au nombre de deux mille, ça ne pèse toujours personne.

D’une manière générale, dans un mot composé, seuls l’adjectif et le nom peuvent prendre la marque du pluriel. Les autres éléments (verbe, adverbe, préposition) restent invariables.

Pour former le pluriel d’un mot composé, il faut identifier la nature de chacun de leurs éléments.

Le verbe, l’adverbe et la préposition sont toujours invariables dans un nom composé. L’adjectif s’accorde toujours.
Source : Le Conjugueur

J’apprécierais qu’on rajoute une règle comme suit : si ça sonne mieux avec un s, lâchez-vous lousse*.

On retrouve encore une fois l’ambiguïté du pluriel du côté de la dénomination textuelle des nombres. Les personnes qui ont établi ces règles n’ont pas pesé leurs mots (calembour intentionnel*), mais ça serait là l’objet d’une autre chronique.

* Pour quiconque a le temps de s’y arrêter (ou n’a pas l’obligation de justifier son salaire à tout moment) l’usage de la ponctuation en présence de parenthèses ou de chevrons est un sujet tout aussi passionnant. Je recommande aux zélés en mal de sensations Le Ramat de la typographie, un ouvrage drôlement bien ficelé qui vous décrira en détail tous les sévices sexuels qu’il est possible de faire subir à une mouche. La bourgeoisie auto-proclamée ne fait-elle pas des merveilles ?