Blogooseur
Blogooseur : N. m., contraction du franglais « blogue » et de l’anglais « looser ». Espèce ambiguë d’internautes dont l’insertion dans l’écosystème en-ligne coïncide pour la plupart avec l’arrivée des technologies permettant une diffusion plusse iouseure-frennedlée du contenu, sans égard à sa pertinence ou à sa qualité. Caractérisés par le besoin d’exister le plus possible et de façon anonyme dans un continuum d’espace-temps virtuel, et d’ainsi rendre disponible des images numériques de sculptures de déjections nasales et des recettes de tartes au suque. Communauté composée d’un grand nombre de mamans finies émettrices qui racontent leur promenade au parc de la journée à un public de mamans finies réceptrices (si ces dernières sont absentes, le public est hélas inexistant), de programmeurs web finis en soif d’un médium d’expression avec un impact autre que la construction de feuilles de styles en cascades, et de geeks finis qui, entre deux séances de Donjons et dragons édition cornichons, s’obstinent entre eux sur la fidélité de reproduction des figurines G.I. Joe par rapport à la série, le tout en ordre alphabétique décroissant et en sautillant sur un pied.
Les blogooseurs :
- Passent moins de temps à socialiser avec les non-blogooseurs (personnes ne blogoosant pas) qu’à retranscrire les conversations avec ces derniers sur leur blogue avec une twist ironique et des détails ajoutés ou augmentés ;
- Passent davantage de temps à retranscrire les conversations avec les pairs blogooseurs, en raison du souci d’exactitude dans la manière de relater les faits (rien n’indique que la conversation avec le confrère blogooseur ne sera pas retranscrite de son côté à lui) ;
- Ne voient que très rarement la lumière du jour. Par exemple les moments de dysfonction, où l’ordinateur ne peut être réparé rapidement à domicile (désagrément contourné de plus en plus par l’acquisition d’un deuxième et d’un troisième ordinateur, juste au cas) ;
- Trahissent leur hystérie lors des pannes d’électricité. Une génératrice leur permet d’alimenter ordinateur, moniteur, modem et routeur, le tout au détriment de leur réfrigérateur, dont la nécessité est somme toute très secondaire. Une panne prolongée les désarçonne, ils sont alors tenus de recourir à des méthodes de communications traditionnelles comme le téléphone, ou pire, un échange direct personne-à-personne.
October 2nd, 2007 at 23:37
Mouahahahah !
Et le chapeau me fait presque ; )