Informations sur les archives

Vous parcourez présentement les archives des Chroniques du vert ours pour October 2007.

Chronicles of the Contemporary Artist vol 1 part 1

Testing, one, two. First attempt at comic-stripping:

Chronicles of the Contemporary Artist vol 1 part 1

This is an old sketch, made a few years ago. It is based on the real life experience of a friend of mine.

De la solide efficacité des écrits de Didier Eribon et de leurs effets soporifiques

Les titres qui se présentent affublés d’articles définis m’ont toujours inspiré davantage de respect que ceux qui ne sont précédés que de simples déterminants.

Dans le cas d’une généralité (ou d’un mot précisé), on croirait pouvoir remplacer les articles définis devant l’énoncé par une structure similaire à :
[L'auteur va parler...]
[L'auteur va monologuer du sujet...]
[L'auteur risque de s'aventurer encore une fois tout seul en parlant...]

Se manifeste donc une formule comme suit :


formulae.inutilitum
{
if mot:'déterminant'
then
proposition:'je l'sais pu'
}

Je suis fiévreux, cela va sans dire. Je retourne me coucher.

Gone with the Wind

Gone with the Wind

Their First Time

Their First Time

Dénudés plaisirs

C’est parfois au coeur des choses les plus simples que résident les plaisirs les plus agréables.

  • Le ronronnement d’un chat friand de vos caresses ;
  • Les craquements de l’osier d’une résidence conçue pour lui, lorsqu’il y entre pour piquer un roupillon ;
  • Les craquements de l’osier à nouveau une trentaine de minutes plus tard, parce qu’il rêve qu’il chasse un moineau (vous n’aviez plus conscience de sa présence sous le bureau) ;
  • Le délicat sillon qu’un lapin a sur le dessus de la tête et qui sépare ses deux oreilles ;
  • Une théière pleine de votre infusion favorite (celle avec le thé vert semi-fermenté).

D’autres petites choses sont des baumes pour l’âme :

  • Les ricanements d’une copine qui avait bien besoin de voir les choses autrement ces temps-ci ;
  • Les pleurs d’une autre qui lâche le motton sur la rupture du moment — la sorte de pleurs qui fait du bien à entendre.

He means tomorrow but says “In a bit”
And doesn’t show up at all
He sets his watch to a comet’s orbit
Remembers to forget to call

Cassetore en caleçons

Cassetore en caleçons

De la grammaire numérique

La permission que l’on a en tant qu’anglophone d’accorder les noms propres au pluriel targue les francophones d’une jalousie inavouée, j’en suis certain. À des titres comme Les Simpson ou Les Griffin, ne trouvez-vous point qu’il manque un petit quelque chose ? C’est un peu comme les mots composés : un pèse-personne, même au nombre de deux mille, ça ne pèse toujours personne.

D’une manière générale, dans un mot composé, seuls l’adjectif et le nom peuvent prendre la marque du pluriel. Les autres éléments (verbe, adverbe, préposition) restent invariables.

Pour former le pluriel d’un mot composé, il faut identifier la nature de chacun de leurs éléments.

Le verbe, l’adverbe et la préposition sont toujours invariables dans un nom composé. L’adjectif s’accorde toujours.
Source : Le Conjugueur

J’apprécierais qu’on rajoute une règle comme suit : si ça sonne mieux avec un s, lâchez-vous lousse*.

On retrouve encore une fois l’ambiguïté du pluriel du côté de la dénomination textuelle des nombres. Les personnes qui ont établi ces règles n’ont pas pesé leurs mots (calembour intentionnel*), mais ça serait là l’objet d’une autre chronique.

* Pour quiconque a le temps de s’y arrêter (ou n’a pas l’obligation de justifier son salaire à tout moment) l’usage de la ponctuation en présence de parenthèses ou de chevrons est un sujet tout aussi passionnant. Je recommande aux zélés en mal de sensations Le Ramat de la typographie, un ouvrage drôlement bien ficelé qui vous décrira en détail tous les sévices sexuels qu’il est possible de faire subir à une mouche. La bourgeoisie auto-proclamée ne fait-elle pas des merveilles ?

The Musique Chronique Chart

J’ai connu à l’Espéranza/Cagibi la musique de Coco Rosie et celle de Taken by Trees. J’ai connu Paris Combo au Auprès de ma blonde sur Saint-Denis, et sans Google pour faire une recherche des paroles « mais que fait la NASA ? » je n’aurais pas pu savoir qui ils étaient puisque le barman, qui détestait ce qu’ils font, refusait obstinément de satisfaire ma soif d’informations. Et toc.

Au Café de l’apothicaire, Devandra Bernardt, Anthony Hegarty, Camille, Johnny Cash. Au salon de thé Cammelia-Sinensis : Thievery Corporation, Ravi Shankar, Maharaja, Liu Fang, Susheela Raman pour ne nommer que ceux qui me viennent à l’esprit. Aux derniers humains l’excellent Kelly Joe Phelps. Au Vices et versa, The Puppini Sisters. Dans un Renaud-Bray, Fredric Gary Comeau et Regina Spektor, main dans la main. Radiocanne, Arthur H, Susie Arioli, Alexis HK, Ramachandra Borcar, Nicolas Repac, Nathalie Matteau et Yves Desrosiers.

Je regarde la liste, à laquelle devrait logiquement s’annexer les découvertes créditées à des échanges de CDs avec des amis/collègues/connaissances, et je me sens presque un imposteur. Je n’ai rien inventé - mais justement, à ce que je sache personne n’invente rien dans ce domaine, exception faite des musiciens eux-même. Reste que tout le monde découvre. N’est-ce pas là un fabuleux parcours ?

Il m’amuserait de tenter de représenter graphiquement cet arbre de « Qui a découvert quoi grâce à qui/quoi/où/quand », une sorte de version musicale de la « charte » dans The L Word.

J’aimerais également étudier la question du momentum qui semble rendre impossible de retrouver exactement le passage donné qui avait tant marqué lorsqu’une musique a été entendue la première fois. Je suis prêt à parier qu’on parle ici de la même région du cerveau qui est incapable de ne pas traiter l’information perçue (éviter de lire un mot affiché, par exemple). Le sujet d’une soirée complète !