Thés façonnés

Coqueluche relativement récente des japonais et des chinois, Ils ont surtout pour but de plaire aux yeux. Il s’agit souvent d’un thé au jasmin plutôt banal, dont les feuilles les plus longues sont attachées par une ficelle à une fleur de chrysanthème séchée. Le tout est “tressé” de façon à ce que le tout se déballe somptueusement au ralenti, pour découvrir la fleur cachée au centre.

Joli spectacle pour les yeux, il va sans dire. Je leur préfère toutefois les thés traditionnels. Au moment où j’écris ces mots, je déguste un excellent High Moutain, thé vert de Taiwan, qui n’est pas sans montrer des similitudes avec mes thés semi-fermentés préférés. Un ex-collègue à moi l’a ramené de Taiwan, et l’a généreusement partagé avec moi.

Dans la même veine (thés plutôt curieux), je recommande le Pu-Erh vieilli dix ans. Vives effluves de terre qui me rappellent les séances de rempotage de géraniums.
J’aime bien d’ailleurs inscrire dans un cahier les impressions des gens à qui je fais faire les dégustation. Ce que ça évoque est souvent très différent d’une personne à l’autre. Ça va de “fleurs de lotus confites” à “quenouilles et poteries et odeur de cuisine de ma tante granola, celle avec les chaises tressées avec de la paille” en passant par “vapeur d’eau du sortir de la douche” et “champignons et écorce de bouleau” sans oublier le classique “ça sent le foin”.