Musique Chronique - Madeleine Peyroux

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Madeleine Peyroux - Half the Perfect World

Je vous le demande : quelle façon plus formidable de faire passer cette période un peu amère de l’année, où la lumière est faible et la température trop basse pour le confort ?

Ceux à qui j’ai parlé de Madeleine Peyroux déjà savent que sa voix feutrée m’évoque un velours sublîme à la fois liquide et solide, qui s’immisce délicatement dans toutes les cavités du plancher avant d’aller ensuite recouvrir les surfaces des murs et du plafond (ça fonctionne aussi pour les wagons de métro et les autobus, il suffit d’un casque d’écoute). Une sorte de mélasse à la viscosité fantastique qui vous ensorcèle et vous laisse bouche bée ; car qui pourrait encore trouver mot à dire après avoir entendu ceux de cette déesse ?

^ 2 Comments...

  1. Marianne

    Wow! Merci pour cette belle découverte (et toutes les autres!). Madeleine Peyroux s’écoute aussi très bien pendant l’été!!!
    j’aime beaucoup ton blog même si tu sembles avoir arrêté… je vais savourer tes quelques billets en espérant que tu t’y remettes!!!

  2. pattesdours

    J’aime beaucoup Madeleine Peyroux, son dernier est un délice. As-tu aussi entendu “Careless Love” ? Il y a dessus une superbe reprise de “Dance Me to the End of Love” de Leonard Cohen, ainsi qu’une lancinante version de “Weary Blues”, un vieux morceau de folklore qu’on doit à Hank Williams et qu’on a entendue en tant que thème récurrent sur la bande sonore de “In the Mood for Love” (j’ai mis du temps à faire le lien !). Sur le premier album solo, “Dreamland”, on trouve un cover d’une pièce d’Édith Piaf, et c’est de toute beauté.

    Dans la même veine, je recommande souvent du vieux Billie Holiday, Peggy Lee et Helen Forest, c’est gagnant à chaque fois. J’ajouterais que Chet Baker est mon favori du côté des messieurs qui font dans le jazz “sweet and sour”. Je voulais justement compléter un post sur la pièce “Gloomy Sunday”, une superbe composition du début du siècle qui a été reprise à toutes les sauces, et à laquelle est rattachée un paquet de légendes urbaines fascinantes. Je m’y remets de ce pas.