Archive for January 24th, 2007

Recueils de choix

Wednesday, January 24th, 2007

GUIDE DE L’AMATEUR DE THÉ - Montseren, Jean
Un superbe recueil qui renferme tout ce que vous devez savoir sur le thé, incluant des légendes aux contours fantastiques et aux saveurs magiques.

THE BOOK OF TEA - Okakura Kazuko
Un fascinant héritage du siècle dernier (littéralement) écrit en anglais par un japonais très allumé ; le thé étant ici un prétexte pour discuter des relations est-ouest. À lire.

Thés façonnés

Wednesday, January 24th, 2007

Coqueluche relativement récente des japonais et des chinois, Ils ont surtout pour but de plaire aux yeux. Il s’agit souvent d’un thé au jasmin plutôt banal, dont les feuilles les plus longues sont attachées par une ficelle à une fleur de chrysanthème séchée. Le tout est “tressé” de façon à ce que le tout se déballe somptueusement au ralenti, pour découvrir la fleur cachée au centre.

Joli spectacle pour les yeux, il va sans dire. Je leur préfère toutefois les thés traditionnels. Au moment où j’écris ces mots, je déguste un excellent High Moutain, thé vert de Taiwan, qui n’est pas sans montrer des similitudes avec mes thés semi-fermentés préférés. Un ex-collègue à moi l’a ramené de Taiwan, et l’a généreusement partagé avec moi.

Dans la même veine (thés plutôt curieux), je recommande le Pu-Erh vieilli dix ans. Vives effluves de terre qui me rappellent les séances de rempotage de géraniums.
J’aime bien d’ailleurs inscrire dans un cahier les impressions des gens à qui je fais faire les dégustation. Ce que ça évoque est souvent très différent d’une personne à l’autre. Ça va de “fleurs de lotus confites” à “quenouilles et poteries et odeur de cuisine de ma tante granola, celle avec les chaises tressées avec de la paille” en passant par “vapeur d’eau du sortir de la douche” et “champignons et écorce de bouleau” sans oublier le classique “ça sent le foin”.

Deux mots : Wu-Long

Wednesday, January 24th, 2007

À mon avis, les thés les plus fascinants en matière de goût sont ceux qui proviennent de Taiwan. Sur ma liste de préférés de tous les temps, on retrouve le Si Ji Chun, le Tung Ting, le Ti Kuan Yin et le Wen Shan Baoh Zhong — des variétés qui s’avèrent être des thés semi fermentés (bleu-vert/Oolong/Wulong, selon l’appelation). Une saveur florale véritablement surprenante, à des kilomètres du goût amer qu’on s’imagine lorsqu’est évoqué le goût du thé. On y revient assurément.En ce qui a trait à la façon d’utiliser les théières YiXing, nul besoin d’en posséder des centaines, une ou deux suffira selon vos goûts. Pour un thé avec un caractère particulier (pour ne pas dire curieux) comme le Pu-Erh (fermenté dix ans) et le Lapsang Souchong (fumé), je préfère utiliser une théière en porcelaine, qui ne se “souviendra” pas du goût. D’ailleurs, je me sers de ma théière en porcelaine pour l’infusion de tous les thés ; quand le mélange est prêt je le transfère dans les théières appropriées - ça permet de “geler” la qualité du thé et empêcher qu’il devienne trop amer si les feuilles sont laissées trop longtemps en contact avec l’eau chaude.

Le thé blanc VS thé vert VS thé fermenté VS thé noir, c’est simplement une façon de désigner la méthode qui a été utilisée pour le produire. Le thé blanc est simplement la feuille séchée ; le thé vert est séché et légèrement torréfié ; le thé fermenté, comme son nom l’indique, compte une fermentation en plus d’une torréfaction. Ça n’a donc pas grand chose à voir avec la couleur du thé.

Afin d’éviter de brûler les feuilles, et donc de gâcher le goût prévu pour vos papilles, il est bien de respecter une certaine température et un certain temps d’infusion. Des instructions en la matières sont habituellement remises lors de l’achat d’un sachet de thé de grande qualité, mais ça revient grosso-modo à ce qui suit :

blanc : 55-70 degrés
vert : 70-85 degrés
fermenté et noir : 85-95 degrés

À noter que l’eau qui bouille furieusement en tant que telle n’est pas souhaitée.

C’est là une de mes profondes passions, et formidable source d’inspiration. Vous voulez en savoir plus ? Cette maison-ci est l’endroit par excellence à mon avis. Et que dire du salon de thé qui s’y trouve, un paisible endroit à découvrir en solitaire avec un bon bouquin, et les cinq sens bien aiguisés.

theiere.JPG

Pieuvre

Wednesday, January 24th, 2007

pieuvre.jpg

Laide chèvre

Wednesday, January 24th, 2007

laidechevre.JPG

Raton

Wednesday, January 24th, 2007

raton.jpg

Pommier

Wednesday, January 24th, 2007

pommier.jpg

Guide vins Debeur

Wednesday, January 24th, 2007

guidevins.jpg

Musique Chronique - Loreena McKennitt

Wednesday, January 24th, 2007

La magie existe encore en ce monde, et Loreena McKennitt fait partie de ceux et celles qui ont le privilège de la manier.

Le très attendu album An Ancient Muse est teinté d’une majestuosité qui rend justice à la carrière de la canadienne d’origine. Aux couleurs de ses nombreux périples aux coins du globe, chacune des neuf pièces de cet opus brille d’une magnificience qui n’a d’égales que l’étendue interdimensionnelle des mélodies et la pluri-ethnicité de la direction musicale. En des mots plus simples, un délice.

Votre fidèle serviteur a attendu presque dix ans la sortie d’un album studio de Loreena McKennitt. Si les albums enregistrés en spectacle sont en eux-même une gâterie, rien n’est plus entraînant et inspirant qu’une collection de nouvelles pièces à faire tourner en boucle. Les mélodies et les textes de cet album sont tissés d’un fil que l’on sent millénaire, un peu comme si c’était la somme de toutes les sagesses du monde. Le vieillissement de ce monument ne saurait évidemment se faire qu’avec grâce.

Si certains pourraient dénoter que l’actuelle palette de couleurs musicales de la muse présente des similarités avec celles de The Book of Secrets (1997) et de The Mask and Mirror (1994), sachez que la formule réussit très bien encore une fois. En magasin depuis le 21 novembre 2006 au Canada, An Ancient Muse peut être acheté en ligne sur le site de Quinlan Road, l’étiquette indépendante administrée par Loreena McKennitt et son équipe.

Musique Chronique - Madeleine Peyroux

Wednesday, January 24th, 2007

peyroux-halfperfectworld.jpg

Madeleine Peyroux - Half the Perfect World

Je vous le demande : quelle façon plus formidable de faire passer cette période un peu amère de l’année, où la lumière est faible et la température trop basse pour le confort ?

Ceux à qui j’ai parlé de Madeleine Peyroux déjà savent que sa voix feutrée m’évoque un velours sublîme à la fois liquide et solide, qui s’immisce délicatement dans toutes les cavités du plancher avant d’aller ensuite recouvrir les surfaces des murs et du plafond (ça fonctionne aussi pour les wagons de métro et les autobus, il suffit d’un casque d’écoute). Une sorte de mélasse à la viscosité fantastique qui vous ensorcèle et vous laisse bouche bée ; car qui pourrait encore trouver mot à dire après avoir entendu ceux de cette déesse ?