Les mordus de l’environnement n’ignorent pas ce qui est en train de se passer en Alberta. Les moins mordus en entendent parler de toute façon ces jours-ci. Résumé rapide : le gouvernement canadien a conclu des ententes avec les américains pour céder les droits d’exploitation du pétrole. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’oléoduc (pipeline) qui sera utilisé pour faire parvenir le pétrole extrait de ses sables bitumineux aux états-unis a été mis en place déjà. Ça s’est passé sans trop de publicité, direz-vous.
N’a pas été ébruité non plus, le fait que l’eau potable utilisée dans le processus de séparation pétrole/sable, par la suite inutilisable parcequ’empoisonnée, est amassée dans des bassins prévus à cet effet. La surface de ces “réservoirs” est en ce moment équivalente à celle du Lac Memphré-Magog, et un système de canons tirant à intervalle régulière a été installé afin d’effrayer les animaux qui auraient l’intention de s’y abreuvoir.
Ça mérite des applaudissements, avouez-le. Attendez, il y a plus. Le processus d’extraction, encore une fois, demande une quantité d’énergie considérable. De quelle source provient-elle, cette énergie ? Je vous le donne en mille : le gaz naturel. Sont également à l’étude pour récupérer un carburant FOSSILE, des sources d’énergie comme le CHARBON et le NUCLÉAIRE. Bien que ce texte pourrait laisser croire le contraire, je suis sans mot.
Pour ceux qui auraient manqué la diffusion du reportage Du sable dans l’engrenage de Guy Gendron et Jean-Luc Paquette vendredi dernier, prenez note qu’il est disponible pour visionnement sur le site de Radio-Canada. Voir également en complément l’article “Un cauchemar écologique“.
On apprend aujourd’hui que le bureau du premier ministre a déposé une plainte envers la direction de Radio-Canada concernant ce documentaire. Amusant, parceque selon les dires de Gendron, son équipe a tenté à maintes reprises d’obtenir des entrevues avec les députés conservateurs pendant le tournage, elle a même insisté pour leur faire visionner le produit fini avant sa diffusion, mais n’a essuyé que des refus.








