Garantie prolongée
Monday — April 27th, 2009

Garantie prolongée

“Cher client,
Vous trouverez ci-joint un remplacement pour la boite rouge défectueuse que vous avez acquise chez nous.”

blog...

Pendant que vous étiez occupé…

Pendant que vous vaquiez à vos occupations, que vous aviez la tête ailleurs, une femme remarquable s’est éteinte. Pendant que vous étiez aux prises avec des babioles, celles de tous les jours. Pendant que vous pensiez à autre chose — à votre horaire de la semaine, à une promotion, à des choses matérielles — une malade a silencieusement et irrémédiablement cessé de l’être.

Pendant que vous étiez insouciant probablement, pendant qu’une eau irremplaçable s’écoulait sous les ponts, pendant que cette ville imaginaire et assurément éphémère que vous tentez de bâtir à plusieurs se construisait avec des matériaux inégaux, une personne réelle a cessé de respirer. Pendant que s’égrenaient les particules comptées d’un sablier condamné, une de vos proches aurait peut-être aimé passer du temps en votre compagnie. Jamais vous ne le saurez avec certitude, car il est trop tard maintenant pour poser la question.

Les fleurs qui ne seront jamais offertes demeureront à jamais fanées au parterre de vos ambitions. La musique qui ne sera jamais partagée résonnera à jamais entre les cloisons de vos regrets. Les larmes qui sont versées en silence ne trouveront jamais compagnes plus amères.

Rappelle-toi, Barbara

Rappelle-toi, Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie, ravie, ruisselante
Sous la pluie

Rappelle-toi, Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais, et moi je souriais de même

Rappelle-toi, Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi, rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas

Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom, Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante, ravie, épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras

Rappelle-toi cela, Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas

Rappelle-toi, Barbara
N’oublie pas, cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant

Oh Barbara, quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu, d’acier, de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara

Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer, d’acier, de sang

Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaîssent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin, très loin de Brest
Dont il ne reste rien

Arcand-Bossé contre le Fast-Food

Mon bon ami Thierry, un artiste très talentueux, exposera ses toiles en Septembre lors de l’évènement Orange à Saint-Hyacinthe. J’inclus ici l’article sur lui et son travail paru dans le Soleil du 9 juillet dernier, et quelques images numérisées (Notez que les dessins/toiles montrés ici datent d’il y a quelques années).

modèle vivant 25 juin

La plus belle histoire d’amour

2_image001.jpg

La plus vibrante histoire d’amour est sans doute celle qu’a vécu Monique Andrée Serf avec son auditoire. Malgré une enfance et des expériences difficiles, elle a pu sublimer en beauté créatrice ce qui, chez n’importe quelle personne normalement constituée, se serait manifesté sous forme de destruction.

L’intemporelle intensité de sa voix, qu’il s’agisse d’interprétations ou de ses propres compositions, transcende avec chaleur toute forme d’instrumentation. Barbara charme ainsi avec résilience, et lègue son potentiel en héritage aux générations qui suivront.

 

 

Blog Story vous revient…

Ma mangouste prend des vacances. On lui garde sa place au chaud.

BloBlog Story vous revient…

Musique Chronique ~ Tori Amos, 1988 et 2007

Y Kant Tori Read Tori Amos - American Doll Posse

Rapprochement entre “American Doll Posse” et “Y Kant Tori Read”, anyone ?
Peut-être juste dans ma tête… J’en dis pas plusse.

Andrea Revel – Farewell Show

Goddess Andrea Revel will be giving a farewell show at La Sala Rossa this Wednesday, as it seems she is headed back to Calgary. The evening should not be missed by anyone who:

  • can handle such a breath-taking manifestation of musicity, grace and beauty at the same point in space and time;
  • would like to see not just one of these manifestations, since Amanda Mabro will also be performing on stage during the evening (new EP released);
  • enjoys great company and good beer.

Show is scheduled to take place at 9 PM.
La Sala Rossa: 4848 Saint-Laurent (near Saint-Joseph)

Hope to see you there!

The Musique Chronique Chart

J’ai connu à l’Espéranza/Cagibi la musique de Coco Rosie et celle de Taken by Trees. J’ai connu Paris Combo au Auprès de ma blonde sur Saint-Denis, et sans Google pour faire une recherche des paroles « mais que fait la NASA ? » je n’aurais pas pu savoir qui ils étaient puisque le barman, qui détestait ce qu’ils font, refusait obstinément de satisfaire ma soif d’informations. Et toc.

Au Café de l’apothicaire, Devandra Bernardt, Anthony Hegarty, Camille, Johnny Cash. Au salon de thé Cammelia-Sinensis : Thievery Corporation, Ravi Shankar, Maharaja, Liu Fang, Susheela Raman pour ne nommer que ceux qui me viennent à l’esprit. Aux derniers humains l’excellent Kelly Joe Phelps. Au Vices et versa, The Puppini Sisters. Dans un Renaud-Bray, Fredric Gary Comeau et Regina Spektor, main dans la main. Radiocanne, Arthur H, Susie Arioli, Alexis HK, Ramachandra Borcar, Nicolas Repac, Nathalie Matteau et Yves Desrosiers.

Je regarde la liste, à laquelle devrait logiquement s’annexer les découvertes créditées à des échanges de CDs avec des amis/collègues/connaissances, et je me sens presque un imposteur. Je n’ai rien inventé – mais justement, à ce que je sache personne n’invente rien dans ce domaine, exception faite des musiciens eux-même. Reste que tout le monde découvre. N’est-ce pas là un fabuleux parcours ?

Il m’amuserait de tenter de représenter graphiquement cet arbre de « Qui a découvert quoi grâce à qui/quoi/où/quand », une sorte de version musicale de la « charte » dans The L Word.

J’aimerais également étudier la question du momentum qui semble rendre impossible de retrouver exactement le passage donné qui avait tant marqué lorsqu’une musique a été entendue la première fois. Je suis prêt à parier qu’on parle ici de la même région du cerveau qui est incapable de ne pas traiter l’information perçue (éviter de lire un mot affiché, par exemple). Le sujet d’une soirée complète !

Musique Chronique ~ Israel Kamakawiwo’ole

Facing Future

“IZ” était un musicien hawaîen d’origine qui faisait au bas mot plusieurs centaines de kilos. Il a livré sur l’album Facing Future un splendide medley de Somewhere Over the Rainbow et de What a Wonderful World. À découvrir !